Un peu d’histoire

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L’Eglise St Blaise

LA PREMIERE EGLISE D’Ecully
C’est le XIIIe siècle qui nous révèle l’existence d’une première église à Ecully. Elle se dressait à l’angle sud formé par les voies qui portent actuellement les noms de Terver et de Randin. Il s’agissait, en fait, d’une chapelle. Ecully comptait deux cents, peut-être trois cents habitants.
Les chanoines de Saint-Jean, comtes de Lyon, étaient seigneurs du lieu. Les relations entre le chapitre de Saint – Jean et ses administrés étaient loin d’être cordiales.
Le 29 novembre 1269, veille de Saint André, des bourgeois et des corporations prennent le chemin d’Ecully aux cris de ‘’ LYON LE MEILHOR ’’. Les assaillants allaient se venger sur de paisible village qui avaient le tort d’appartenir aux comtes de Lyon. Les habitants d’Ecully sont traqués puis rassemblés dans l’église ou, avec le chapelain messire Georges, on les enferme. Par les fenêtres on les crible de traits d’arbalète. Ceux qui tentent de fuir sont brutalement refoulés et on met le feu à l’édifice….
On comptera quelque 130 victimes.

LA DEUXIEME EGLISE D’Ecully
Cette église, édifiée avec peu de moyens par les survivants du massacre de 1269, assuma pendant près de trois cents ans le destin religieux de leurs descendants. Elle se dressait sur un tertre, au treyve de Marlieu ( peut-être place Charles de Gaulle), à 300 mètres au nord des ruines de l’édifice auquel elle succédait.
Petit corps de bâtiment rectangulaire, la nef, unique était dominée au midi par un clocher carré au toit presque plat une croix la couronnait.
L’exiguïté de cette construction, incapable d’accueillir la population redevenue nombreuse, et surtout sa vétusté la condamneront à disparaître en 1623.

LA TROISIEME EGLISE D’Ecully

LA PREMIERE EGLISE DE JEAN – MARIE VIANNEY

Si l’on en croit une pierre enchâssée dans la partie supérieure du mur de chevet de l’église actuelle, au-dessus du premier vitrail de gauche, c’est en 1623 qu’elle fût construite, au même emplacement que celle que nous connaissons. On demanda à Saint BLAISE d’être son patron.

LA QUATRIEME EGLISE D’Ecully

1823, l’église d’Ecully a deux cents ans. Les épreuves l’ont marquée dans sa pierre. Des lézardes, ces rides du temps, inquiètent le Curé, l’Abbé TRIPIER et le Maire Monsieur LACENE. Tous deux demandent à Monsieur CHIPIEZ, adjoint au maire, d’établir plans et devis pour la restauration de l’édifice. Le projet reste sans suite.
Le 21 octobre 1827, nouvelle réunion du Conseil municipal : ‘’Sont soumis à l’assemblée les plans et devis faits par M. HOTELARD, architecte. Pour différents motifs, le projet est refusé.
15 mai 1828 – Séance du Conseil municipal.
‘’Ecully n’a que deux édifices publics : l’église et le presbytère. L’église doit subir des réparations urgentes’’. Princes et gouvernements doivent être sourds car un long silence tombe sur le village, ses projets, son église et….ses lézardes. A la tête de la commune M. ROYE-VIAL succède à M. LACENE. En 1831, M. le Curé TRIPIER meurt.
L’abbé BRONDELLE prend en charge la paroisse. La population d’Ecully étant, d’après lui, beaucoup plus importante, il veut un espace plus grand et mieux adapté. M. le Curé poursuit son action. Son idée l’emporte enfin : la commission réunie le 20 juin 1833, arrête que vu l’exiguïté de l’église, vu l’état de vétusté du bâtiment, le parti le plus avantageux était la réédification totale. Ainsi l’ancienne église était condamnée.
Le 25 septembre 1842, Mairie et Presbytère accordés, Monsieur SOLIGNAT, maçon à Saint Didier, s’engage à exécuter les travaux.
Courant 1844 le culte est installé dans l’église nouvelle. En cours d’exécution la silhouette du clocher a été modifiée, pour s’inspirer de celui de la basilique d’Ainay. En 1864, Burdin installa les huit cloches qui carillonnent encore aujourd’hui.
La consécration officielle par le Cardinal de BONALD eut lieu le 26 octobre 1846.

Jean – Marie VIANNEY le vicariat d’Ecully (1815 – 1818 )
Eglise Saint blaise

eglisedessin

C’est dans la chapelle même du grand séminaire de Grenoble où, la veille, il avait reçu l’onction sacerdotale que, le lundi 14 août, vigile de l’Assomption, M.Vianney célébra sa première messe. Tout porte à croire qu’il repartit le 16 du séminaire, après y avoir célébré trois fois la messe.
Au retour, il revit Ecully où son vieux maître l’attendait avec impatience. Une douce surprise lui était réservée. M. Balley lui apprit l’heureuse nouvelle. L’Abbé Vianney était nommé vicaire à Ecully. Ainsi l’enfant d’adoption resterait près de son Maître ; il serait son aide au milieu de tant de labeur, et c’est lui qui lui fermerait les yeux !
Le premier acte de ministère de l’abbé Vianney est daté du 27 août 1815, un baptême. Son confessionnal fut assiégé et les malades ne demandèrent presque plus que lui. Il préparait puis expliquait soigneusement les leçons du catéchisme, se faisant petit avec les petits. ‘’ En chaire, l’abbé Vianney était court mais clair ‘’.
Durant son vicariat a Ecully, l’abbé Vianney continua à poursuivre ses études de théologie avec l’aide de l’abbé Balley, curé. M. Balley avait conservé dans la cité lyonnaise des amitiés et des relations ; il était connu de M. Antoine Jaricot. L’une de ses filles, Pauline Jaricot, âgée de dix-huit ans en 1817, venait passer les beaux jours auprès de ses parents à Tassin. C’est dans les réunions de Tassin que, pour la première fois, l’abbé Vianney, assis humblement au bout de la table comme la jeune Pauline Jaricot, entendit parler d’une vierge martyre, Sainte Philomène, qui tiendra une grande place dans le cœur de l’abbé.
L’année 1816 s’écoula, puis les premières semaines de 1817. M.Balley n’était âgé que de soixante-cinq ans . Vieillard avant l’âge, il allait vers son éternité. Le 17 décembre, après s’être confessé à son cher petit prêtre, après avoir reçu par lui le viatique et l’extrême-onction, le vénéré pasteur d’Ecully, s’endormait dans le Seigneur.
Peu après son décès, plusieurs paroissiens firent à l’Archevêché une démarche qui témoignait de leur grande estime pour l’abbé Vianney. Ils le demandèrent comme curé. Leur requête n’eut pas de suite.
Depuis le 21 janvier 1818, une petite chapelle du département de l’Ain était sans titulaire. ARS était à prendre. C’était un petit village de 230 habitants à peine. Au début de février, l’abbé Jean-Marie Vianney, vicaire d’Ecully, apprenait que la chapelle et le village d’ARS –en – Dombes étaient confiés à son zèle.
Le 3 février 1818, l’abbé J.M VIANNEY accomplit dans Ecully son dernier acte de ministère. Le 9 au matin, il se mit en route pour ARS.

LA CHAPELLE JEAN-MARIE VIANNEY (au Pérollier)

Les habitations d’Ecully s’étendant vers les quartiers Nord ( le Perollier, les Sources), une chapelle a été construite vers ce site, pour faciliter aux paroissiens de ces nouveaux quartier, la pratique des catéchismes pour les enfants, la messe du dimanche.
Le dimanche 9 avril 1967, un événement important est survenu dans la vie de ce quartier : l’inauguration par le Cardinal VILLOT, Archevêque de Lyon, de la chapelle Saint Jean-Marie Vianney.
Cette chapelle est placée sous le patronage de Saint Jean-Marie Vianney, en souvenir de son vicariat à Ecully et dans ces lieux mêmes qui gardent des traces de son passage avant son départ à Ars.
Au cours d’une réception toute familiale, Monsieur l’Archiprêtre Jullien de Pommerol exprima sa gratitude à notre Archevêque, et remercia aussi l’architecte M. Ortis, M. Pierre-Eugène Pitance et tous les artisans de cette œuvre qui demanda un bel dévouement et tout particulièrement les religieuses du Bon-Pasteur qui ont offert si généreusement le terrain .